See-borg, plus connu évidemment sous le nom de Clarence Seedorf, était un des meilleurs footballeurs de sa génération. Un joueur qui savait absolument tout faire et qui a fait rayonner les meilleures équipes de son époque. Un milieu de terrain monstre au talent venu d’ailleurs. Un véritable cyborg.

Réfléchissons, réfléchissons bien. Avons-nous le souvenir d’un match complètement manqué de Clarence Seedorf ? Difficile d’en trouver un tant ce joueur a brillé par sa régularité sur le terrain. L’ancien milieu inspirait confiance et sécurité à ses coéquipiers, angoisse et danger à ses adversaires. Peu importe son placement sur le terrain, il pesait constamment dans le jeu grâce à ses exceptionnelles qualités. Précoce, il commença à sévir à seize ans chez les professionnels au sein de l’Ajax d’Amstersam.
Disposant d’un bagage technique hors pair, Il professore comme on le surnomme était un excellent dribbleur capable de déstabiliser une défense. Il possédait des yeux de faucon qui lui permettaient d’avoir une vision du jeu claire et limpide. Jeu court, jeu long, une précision chirurgicale dans chacun de ses gestes le rendait très propre. Une frappe de balle dévastatrice qui effraya plus d’un gardien. Un physique athlétique, hors norme. D’un coup d’épaule, il laissait les joueurs adverses sur place. Un mental couplé d’une volonté d’acier qui faisait de lui un opposant quasiment infaillible. Sans oublier l’orgueil du champion grâce auquel il ne rendait jamais les armes. Une sensation de puissance intense à tous les niveaux se dégageait de ce joueur. Une véritable machine programmée pour gagner et relever chaque défi. Et des défis il en a relevé. Son monstrueux palmarès en est la preuve avec notamment ses quatre ligues des champions remportées avec l’Ajax d’Amsterdam, le Real Madrid et l’AC Milan. Il était tellement fort qu’il aurait pu faire équipe avec les cyborgs de Dragon Ball Z C-17 et C-18.

Mais si un cyborg n’éprouve pas de sentiments particuliers, lui en ressent bel et bien en tant qu’admirateur du beau jeu depuis son enfance. Seedorf c’est cet enfant qui pleura devant la défaite du Brésil face à la France au cours du mondial 86 car c’était le dernier tournoi de Zico, un joueur qui reflétait le football qu’il aime. Cette même âme d’enfant qui presque une décennie plus tard se laissa complètement envahir par l’émotion en soulevant sa première coupe aux grandes oreilles. Encore cette âme qui le fit fondre en larmes lorsqu’il annonça son départ de Botafogo et par la même occasion sa retraite de joueur professionnel avant d’entamer sa carrière d’entraîneur avec l’AC Milan. Les jeunes joueurs du club brésilien furent admiratif de ses qualités de leader et de l’humanité qu’il dégageait. Le Néerlandais a montré que son travail acharné et son professionnalisme étaient dus avant tout autre chose à son amour profond pour le football.

Définitivement, Clarence Seedorf a marqué de son empreinte son sport. De l’Ajax à Botafogo, il a montré une constance exceptionnelle dans ses performances tout en se laissant animer par l’esprit du jeu. Un joueur qui a réussi à allier puissance et finesse, rigueur et souplesse pour devenir celui qu’il a toujours voulu être, une légende du football.

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