Le Joueur

Maître de la Surface : L’aerien

L’aérien aime les airs car ils sont synonymes de liberté et de sensations fortes. Ou encore de relaxation et de lâcher prise. Ils peuvent l’aider à atteindre ces quelques centimètres qui lui permettront d’atteindre son objectif ou l’éloigner définitivement de son exploit. Lorsque l’aérien regarde dans les airs, son esprit atteint une plus grande altitude lui donnant l’énergie et la motivation nécessaire pour avancer.                                                                                                        En football, les airs font échos aux duels et à la conquête. Ils sont quelques uns, peu importe leur fonction sur le terrain, à avoir une parfaite maîtrise du domaine aérien.  Cependant, la personne tutoyant le plus fréquemment cet élément invisible est certainement le gardien de but. Pour devenir maître, il vaut mieux avoir les pieds sur terre, mais force est de constater qu’un portier doit aussi savoir flotter dans les airs. Si nous devions retenir un seul maître de la surface allié avec l’élément air, ce serait certainement Bernard Lama.

L’ancien gardien de but du Paris Saint Germain et de l’équipe de France était un footballeur aérien, unique et atypique. Lama c’était un look à part, été comme hiver toujours avec son pantalon et ses chaussettes relevées. Impossible d’oublier également ce fameux chignon le rendant reconnaissable entre mille.                                                                                                                  Passé par plusieurs clubs comme le LOSC, le FC Metz ou le RC Lens, Lama a dû batailler afin de s’imposer et d’atteindre son rêve d’évoluer au plus haut niveau. Les prêts en deuxième division, la concurrence sévère au poste de numéro 1, le guyanais a connu toutes les difficultés. Grâce à sa détermination et sa confiance en lui même, il fut récompensé en devenant le gardien titulaire du PSG en 1992. La prise de fonction ne fut pas facile. Sifflé par quelques supporters du Parc des Princes, l’aérien a pris de la hauteur pour passer au-dessus des sceptiques. Deux ans après son arrivée, c’est la consécration avec le titre de champion de France et il est élu meilleur joueur français de l’année par France Football. Toujours plus d’altitude sur l’année 1996 en soulevant la Coupe des Coupes en capitaine du club de la capitale et en étant demi-finaliste de l’Euro avec l’équipe de France.

Le Français fit preuve de son talent durant toute sa carrière, enchaînant les performances de haute volée. Agilité et souplesse hors normes accompagnées de réflexes surhumains. Un jeu au pied impeccable et des sorties autoritaires dans les pieds des joueurs adverses. Un portier spectaculaire et précurseur que l’on regardait avec un réel plaisir s’illustrer dans sa surface. Une sensation accentuée lorsqu’il se propulsait dans les airs. Car oui, si l’on ne devait retenir qu’une seule chose de Bernard Lama, ce serait la qualité de ses sorties aériennes.                Dans les airs, il était inspiré et sécurisé, là où d’autres gardiens de but étaient asphyxiés et terrorisés. En effet, peu d’entre eux s’aventuraient avec assurance dans ce secteur de jeu. Encore aujourd’hui, les numéro 1 excellant dans le domaine aérien sont rares.

Lama a su charmer les airs pour en faire des amis précieux l’aidant à enchaîner les envolées plus impressionnantes les unes que les autres, durant lesquelles il se saisissait avec dextérité du ballon. Aucune impression de vide ou de peur lorsqu’il décollait les pieds du sol, l’obligation de défendre sa surface était plus grande. En flottant dans les airs, Bernard Lama est devenu un maître de la surface à part entière car unique en son genre et a révolutionné son poste. Son habileté dans le domaine aérien était prodigieuse car au-delà d’un maître, les supporters venaient voir au stade un artiste adroit et innovant qui ne leur faisait pas retenir leur souffle mais les propulsaient la tête dans les nuages.

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